Ultimatum Impérial : L'Empereur Menace de Dissoudre le Sénat Si l'Impôt à 5% N'Est Pas Voté

 Syméonopolis, Énapoétie – Le paysage politique énapoétien est sous tension maximale. Moins d'un mois après son élection, le nouveau Sénat fait face à un ultimatum sans précédent. L'Empereur Théophane Safar a prononcé aujourd'hui un discours officiel annonçant qu'il n'hésiterait pas à dissoudre le corps législatif si celui-ci ne parvenait pas à voter l'instauration de l'impôt sur la richesse à 5%, jugé indispensable pour éviter le chaos financier de la nation.

Un Mandat Suspendu à une Décision Fiscale

L'Empereur, utilisant son droit constitutionnel de dissolution, a fait de la loi de finance d'urgence la condition sine qua non du maintien du Sénat. Cette menace intervient alors que l'État a révélé n'avoir plus que des réserves extrêmement faibles, forçant le gouvernement à proposer l'augmentation de l'impôt mensuel sur la richesse de 1% à 5%.

« Mon devoir est d'assurer la survie de l'Énapoétie. Le Sénat a le devoir de voter les mesures qui garantissent cette survie », a déclaré l'Empereur. « Si, dans quelques jours, cet effort vital n'est pas entériné par un vote favorable, alors il aura prouvé son incapacité à faire face à la réalité de la crise, et je me verrai contraint, pour la Nation, de dissoudre le Sénat. »

Si l'Empereur mettait sa menace à exécution, ce mandat serait le plus court de l'histoire de l'Énapoétie, à peine un mois après la fin de la dictature provisoire et l'élection tant attendue des grands électeurs.

Le Pari du Risque Politique

Ce chantage institutionnel est lourd de conséquences, notamment en raison de la composition actuelle du Sénat. Les récentes élections ont donné une majorité écrasante de 83% aux sénateurs issus des régions de Saint Syméon et de Syméonopolis. Ces élus sont, pour la plupart, idéologiquement alignés avec la ligne centriste de l'Empereur, rendant l'approbation du 5% fiscal très probable.

La dissolution, cependant, ouvrirait la voie à de nouvelles élections où le résultat pourrait être radicalement différent. Le Sénat pourrait alors accueillir une plus grande proportion de sénateurs issus d'autres provinces, notamment la Fralestine, dont l'opposition au pouvoir central est notoire. Un Sénat plus fragmenté et plus critique du centre rendrait non seulement le vote du 5% impossible, mais pourrait également paralyser toute gouvernance future, ce qui, selon l'Empereur, précipiterait l'Empire vers un « chaos sans précédent ».

Le discours de l'Empereur est donc un pari risqué. Il utilise son droit constitutionnel pour contraindre un vote essentiel, quitte à déstabiliser l'institution qu'il vient de rétablir. L'avenir de l'Énapoétie, de sa démocratie et de son économie, se joue dans les couloirs du Sénat cette semaine.

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